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5 juin 2014

Elfriede Jelinek, la plume contestataire

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« Scandaleuse », « provocante ». Voilà comment les médias décrivent Elfriede Jelinek, prix Nobel de littérature en 2004, et auteure du roman Les Amantes dont s’inspire le spectacle Amatorki, mis en scène par Ewelina Marciniak.

Une écriture foisonnante

Depuis le succès en 1970 de ses deux premiers romans, Wir sind lockvögel baby ! et Michael, l’auteure autrichienne ne s’arrête plus d’écrire : en plus des romans, elle signe des poèmes, des scénarios et … des pièces de théâtre. Les mots vont et viennent, rendent ses œuvres uniques et inclassables, véritable marque de fabrique de l’auteure.

Une auteure engagée

Lors de son enfance à Vienne, marquée par la mort de son père et l’éducation très stricte de sa mère, elle s’est tournée vers la littérature pour exprimer sa révolte contre l’autorité. C’est la révolte qui devient le moteur de son écriture. En Autriche, ses premières œuvres n’ont pas fait l’unanimité. Très engagée politiquement, alors membre du parti communiste autrichien, l’auteure y critiquait ouvertement sa patrie, dénonçant les élans idéologiques d’extrêmes droite et une dénazification inachevée.

Une parole satirique

Elfriede Jelinek a traduit des pièces des dramaturges français Eugène Labiche et Georges Feydeau. Comme eux, elle dresse un portrait satirique de son temps. De la crise financière aux rapports de pouvoirs hommes – femmes, Jelinek s’attaque à des problématiques à la fois actuelles et universelles. Plus que les histoires ou les personnages, c’est le langage qui est au centre de ses œuvres. On ne ressort pas indemne de la lecture de ses écrits qui sont incisifs et trempés d’une ironie qu’il faut savoir déceler. En recevant le prix Nobel de littérature en 2004, Jelinek s’inscrit sur la liste restreinte des neuf femmes ayant obtenues cette distinction.

Elisa Brinai et Jeanne Jegou

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