Site officiel du festival Premières, jeunes metteurs en scène européens,
Badisches Staatstheater Karlsruhe / Maillon / TNS

Credits : Poste 4 / Développlan

28 mai 2014

L'après Festival Premières de Fabrice Murgia : de mises en scène en mises en scène

  • Fabrice Murgia © Jean-François Ravagnan

Première rencontre avec le public français à Strasbourg

Les 2 et 3 juin 2010, lors de la 6e édition du Festival, Fabrice Murgia présentait Le Chagrin des ogres au Maillon, avec sa compagnie Artara. Depuis 2010, il a poursuivi ses travaux de metteur en scène et sera programmé cet été à la 68e édition du Festival d’Avignon avec Notre peur de n’être.

© Cici Olsson Photo © Cici Olsson

Un passage remarqué en France

Avec Le Chagrin des ogres, Fabrice Murgia mettait en scène l’histoire d'un garçon et d'une fille élevés dans une société marquée par les images, internet et la télévision. Grandir, ne pas grandir ? Le public se retrouvait face au mal-être de l’adolescence, la peur de l’avenir et la fin de l’enfance.
Le Chagrin des ogres fait du jeune homme d’origine belge, ancien élève du Conservatoire de Liège, un metteur en scène reconnu dans le paysage théâtral.

« J'ai aujourd'hui compris que pour grandir, pour enterrer mon enfance, je dois me dépêcher d'enterrer mes rêves » (Le Chagrin des ogres, Fabrice Murgia).

© Cici Olsson Photo © Cici Olsson

L’après Premières : de mises en scènes en mises en scène

Très intéressé par la question de l'exil des individus, Fabrice Murgia montre des images qui dérangent et interrogent.
Au sein de ses créations, il n’hésite pas à utiliser les nouvelles technologies pour mettre en avant des thèmes de notre société.

Des acteurs, des performers, des plasticiens, des musiciens et des vidéastes contribuent à ses projets. Ensemble, ils créent Life:Reset / Chronique d'une ville épuisée puis Dieu est un DJ.
L’année 2012 est riche en expérience théâtrale puisqu’il met en scène trois spectacles.

Dans Exils, il évoque une jeunesse qui ne parvient plus à penser par elle-même et se trouve « hors d’une vie et d’une pensée à soi ».
Dans Les Enfants de Jéhovah, Murgia tente d’appréhender et de comprendre les effets de l’endoctrinement chez les témoins de Jéhovah. Face au public, une femme s’exprime via un écran à son frère pour le convaincre de rejoindre ce groupe qu’il avait quitté et ainsi sauvé son âme.
Puis dans Ghost Road, il s’intéresse à la solitude d’une vieille dame qui a fait le choix de vivre au milieu du désert, complètement déconnectée de la civilisation.

Notre peur de n’être : entre solitude et nouvelles technologies

Fabrice Murgia sera présent au Festival d’Avignon cet été avec Notre peur de n’être. Auteur et metteur en scène de la pièce, il évoquera le thème de la solitude sous l’angle de la génération « internet ».

© DR Photo © DR

Des jeunes adultes coupés du monde ont fait le choix de vivre reclus face à leurs écrans pour échapper à la société de plus en plus violente qui les entoure. Dans chacun de ces projets, la thématique de la solitude est évoquée. Dans Notre peur de n’être, Murgia veut passer au-delà de la vision négative des nouvelles technologies en montrant l’espoir et la naissance d’une contre culture.

Pour Fabrice Murgia, "les nouvelles technologies représentent un tournant de notre société que nous devons accepter et ne pas subir. Les individus ressentent un malaise à vivre dans une telle société et se sentent aliénés par ce qui leur est montré."

blog comments powered by Disqus