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26 mai 2014

Stephan Dorn : "J’ai toujours été fasciné par les animateurs télé"

  • Collectif FUX © DR

Les metteurs en scène de cette 9e édition du Festival Premières viennent de différents pays européens. Leur vision de la situation théâtrale de leur pays ou encore l’objet qu’ils emmèneraient dans leur valise en direction de Strasbourg sont très différents. Cette année, nous vous proposons de découvrir une nouvelle facette des metteurs en scène à travers quatre questions décalées. La parole est donnée à Stephan Dorn, membre du collectif FUX invité au Festival Premières avec le spectacle Opa übt.

Stephan Dorn apporte "La Dialectique socialiste" dans ses bagages

Quel est ton premier souvenir de théâtre ?
S.D. : Lorsque j’avais environ 5 ans, mon frère était dans un atelier de théâtre, moi-même j’étais trop jeune pour avoir le droit d’y participer. Lors de la journée Portes ouvertes, ils ont présenté un spectacle de marionnettes. Les marionnettistes nous ont expliqué que parfois ils se laisseraient voir mais que cela ne voulait pas dire que c’était la fin du spectacle. Nous n’aurions à applaudir qu’au moment où ils enlèveraient leurs masques noirs et s’inclineraient. Je ne me souviens plus de la pièce en soi. Je me souviens seulement d’avoir voulu applaudir le premier, dès qu’ils auraient enlevé leurs masques, mais qu’au final je n’ai pas osé. Ma mère raconte toujours qu’enfant, au spectacle de marionnettes, je criais pour mettre en garde Kasper le guignol de l’arrivée du crocodile. Mais je ne m’en souviens pas. Après, aucun souvenir pendant longtemps. Nous sommes allés au cabaret par-ci par-là quand j’avais 12 ans. En fait, c’est plutôt par la télé que je suis arrivé au théâtre. J’ai toujours été fasciné par les animateurs télé. C’est en pratiquant le théâtre à l'âge de 15 ans que j’ai trouvé un intérêt à voir du théâtre. J’en ai rarement été enthousiasmé. J’ai vu Le Lapin et le Hérisson. Joué par deux comédiens. L’histoire est évidente. Le lapin a des patins à roulettes et grignote sans cesse une carotte. J’ai fait à 7 ans une comédie musicale pour enfants. J’étais un des 7 nains la nuit dans le musée de cire, avec une longue barbe grise et un chapeau en pointe. Seul un nain avait le droit de rester jusqu’à l’applaudissement et toucher le fantôme. Les parents ne voulaient pas attendre.

Peux-tu nous expliquer en quelques mots la situation théâtrale de ton pays ?
S.D. : Variée et mal financée. Du théâtre, on en fait probablement aujourd’hui plus que jamais en Allemagne. Mais il n’a probablement jamais été moins clair, pour qui et pourquoi l’on crée tout cela. Du théâtre il y en a.

Dans ta valise pour Strasbourg, tu apporterais de ton pays …
S.D. : La dialectique socialiste.

Quelle est ta devise ?
S.D. : Attention « Poulets ».

Stephan Dorn : touche-à-tout de la scène

Né en 1987 en Allemagne, il a poursuivi des études en théâtre et radio expérimentale. Assistant à la mise en scène au Deutsche Theater de Göttingen, de 2006 à 2009, il participe à la scénographie, la mise en scène et les costumes de plusieurs pièces en Allemagne. C’est en 2011 qu’il rejoint le Gruppe FUX avec la pièce Schlagzeug AT à Gießen. En 2013, il participe à la conception, la mise en scène, la musique et la performance dans Opa übt aux côtés du collectif FUX à la Kaserne de Bâle.

© Susanna Drescher Photo © Susanna Drescher

Les autres artistes invités répondent aux questions décalées

Découvrez régulièrement sur le site, rubrique Portraits, les réponses des metteurs en scène de cette édition. Et vous, avez-vous un souvenir marquant de théâtre ? Votre dernier voyage en Allemagne ?

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